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PAGE OFFICIELLE

Sanctuaire de Fatima

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Le récit des apparitions de Fatima

Le récit des apparitions de Fatima

Les manifestations de 1915

En 1915, au sommet du Monte du Cabeço, Lucie et trois de ses compagnes – Thérèse Matias, sa Sœur Marie Rose et Marie Justino – ont assisté à des manifestations décrites comme suit dans les Mémoires de la voyante:

«Nous avions à peine commencé [à prier le rosaire] que, devant nos yeux, nous vîmes, comme suspendue dans l’air au-dessus des arbres, une figure semblable à une statue de neige que les rayons du soleil rendaient un peu transparente.
– Qu’est-ce que c’est ? – demandèrent mes compagnes un peu effrayées.
– Je ne sais pas!
Nous continuâmes notre prière, gardant les yeux fixés sur cette figure, qui disparut dès que nous eûmes terminé».

Mémoires de Sœur Lucie I. 14e édition. Fátima: Secretariado dos Pastorinhos, 2010, p. 78.

 

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Cycle Angélique: les apparitions de l'Ange en 1916

Première apparition de l’Ange

Lieu: Loca do Cabeço, Pregueira à Valinhos

Date: au printemps 1916

«– N’ayez pas peur. Je suis l’Ange de la Paix. Priez avec moi.
Et s’agenouillant à terre, il baissa le front jusqu’au sol. Poussés par un mouvement surnaturel, nous l’imitâmes et nous répétâmes les paroles que nous lui entendions prononcer:
– Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas.
Après avoir répété cette prière trois fois, il se releva et nous dit:
– Priez ainsi. Les cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs aux voix de vos supplications.»

Mémoires de Sœur Lucie I. 14e édition. Fátima: Secretariado dos Pastorinhos, 2010, p. 175 (IV Mémoire). Cf. également Mémoires de Sœur Lucie I, p. 80 (II Mémoire).

 

Deuxième apparition de l’Ange

Lieu: Jardin de la maison de Lucie, près du puits de l’Arneiro

Date: au printemps 1916

«– Que faites-vous? Priez! Priez beaucoup! Les cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices.
– Comment devons-nous nous sacrifier ? – demandai-je.
– De tout ce que vous pourrez, offrez un sacrifice en acte de réparation, pour les péchés dont Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. De cette manière, vous attirerez la paix sur votre Patrie. Je suis son Ange Gardien, l’Ange du Portugal. Surtout acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra.»

Mémoires de Sœur Lucie I. 14e édition. Fátima: Secretariado dos Pastorinhos, 2010 p. 176 (IV Mémoire).

 

Troisième apparition de l’Ange

Lieu: Loca do Cabeço

Date: en automne 1916

«[...] tenant dans ses mains un calice et, au-dessus de lui, une Hostie d’où tombait dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus dans l’air, il se prosterna jusqu’à terre et répéta trois fois cette prière:
– Très Sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont il est Lui-même offensé et, par les mérites infinis de son très Saint Cœur, et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs.
Puis, se relevant, il prit de nouveau dans ses mains le calice et l’Hostie, me donna l’Hostie, et donna le contenu du calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps:
– Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.
Il se prosterna de nouveau jusqu’à terre et répéta avec nous encore trois fois la même prière:
– Très Sainte Trinité, … etc.»

Mémoires de Sœur Lucie I. 14e édition. Fátima: Secretariado dos Pastorinhos, 2010, p. 176-177 (IV Mémoire).

 

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Cycle Marial: apparitions de Notre Dame en 1917

Première apparition de Notre Dame

Lieu: Cova da Iria

Date: le 13 mai 1917

«– N’ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal.
– D’où venez-vous, Madame? – lui demandai-je.
– Je suis du Ciel.
– Et que voulez-vous de moi?
– Je suis venue vous demander de venir ici pendant six mois consécutifs, le 13, à cette même heure. Ensuite, je vous dirai qui je suis et ce que je veux. Après je reviendrai encore ici une septième fois.
[– Savez-vous me dire si la guerre dure encore longtemps ou va bientôt finir?
– Je ne peux pas te dire encore jusqu'à ce que je te dise aussi ce que je veux.]
– Et moi aussi j’irai au Ciel?
– Oui, tu iras.
– Et Jacinthe?
– Aussi.
– Et François?
– Aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets.
[...]
– Est-ce que Maria das Neves est déjà au Ciel?
– Oui, elle y est.
– Et Amélia?
– Elle sera au purgatoire jusqu’à la fin du monde.
[...]
– Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs?
– Oui, nous le voulons.
– Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.
C’est en prononçant ces dernières paroles (la grâce de Dieu, etc.) qu’elle ouvrit pour la première fois les mains, et nous communiqua, comme par un reflet qui émanait d’elles, une lumière si intense que, pénétrant notre cœur et jusqu’au plus profond de notre âme, elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu qui était cette lumière, plus clairement que nous nous voyons dans le meilleur des miroirs. Alors, par une impulsion intérieure qui nous était communiquée, nous tombâmes à genoux et nous répétions intérieurement:
– Ô, Très Sainte Trinité, je vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le très Saint Sacrement.
Les premiers moments passés, Notre Dame ajouta:
– Récitez le chapelet tous les jours, afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre.»

Mémoires de Sœur Lucie I. 14e édition. Fátima: Secretariado dos Pastorinhos, 2010, p. 179-180 (IV Mémoire); La section entre crochets appartient à l’interrogatoire du curé aux voyants, le 27 mai 1917, dans Documentação Crítica de Fátima, vol. I. Fátima: Santuário de Fátima, 1992, p. 9.

 

Deuxième apparition de Notre Dame

Lieu: Cova da Iria

Date: le 13 juin 1917

Personnes présentes: 50 à 60 personnes

– Que voulez-vous de moi ? – demandai-je.
– Je veux que vous veniez ici le 13 du mois prochain, que vous disiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite, je vous dirai ce que je veux.
Je demandai la guérison d’un malade.
– S’il se convertit, il sera guéri durant l’année.
– Je voudrais vous demander de nous emmener au ciel.
– Oui, Jacinthe et François, je les emmènerai bientôt mais toi, tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et de me faire aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. [À qui adoptera cette dévotion, je promets le salut, et ces âmes seront aimées de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône].
– Je vais rester ici toute seule ? Demandai-je avec peine.
– Non, ma fille. Tu souffres beaucoup? Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.
Ce fut au moment où elle prononça ces dernières paroles qu’elle ouvrit les mains et nous communiqua, pour la seconde fois, le reflet de cette lumière immense. En elle, nous nous vîmes comme submergés en Dieu. Jacinthe et François paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le Ciel, et moi dans celle qui se répandait sur la terre. Devant la paume de la main droite de Notre Dame se trouvait un cœur, entouré d’épines qui semblaient s’y enfoncer. Nous avons compris que c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation.»

Mémoires de Sœur Lucie I. 14e édition. Fátima: Secretariado dos Pastorinhos, 2010, p. 181-182 (IV Mémoire); la section entre crochets comprend l'ajout indiqué par Sœur Lucie dans la lettre de Tuy en décembre 1927: cf. Mémoires de Sœur Lucie I, p. 181, note 13.

 

Troisième apparition de Notre Dame

Lieu: Cova da Iria

Date: le 13 juillet 1917

Personnes présentes: entre 4.000-5.000 ou 2.000-3.000

– Que me voulez-vous? Demandai-je.
– Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule pourra vous secourir.
– Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes, et de faire un miracle afin que tous croient que Vous nous apparaissez.
– Continuez à venir ici tous les mois. En octobre, je dirai qui je suis, ce que je veux et je ferai un miracle que tous verront pour croire.
[– J’ai une demande à vous faire : de convertir une femme  de Pedrógão et une autre de Fatima et de guérir un enfant de Moita.
Elle a dit qu’elle les convertirait et guérirait dans l’année.]
– Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice: «O Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Coeur Immaculé de Marie».
En disant ces dernières paroles, Elle ouvrit de nouveau les mains, comme les deux derniers mois. Le reflet parut pénétrer la terre et nous vîmes comme un océan de feu, et plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises, transparentes et noires, ou bronzées, ayant des formes humaines. Elles flottaient dans l’incendie, soulevées par les flammes qui sortaient d’elles-mêmes avec des nuages de fumée, tombant de tous côtés, semblables à la retombée des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de peur. (Ce fut sans doute à cette vue que j’ai dû pousser ce cri Aie... que l’on dit avoir entendu). Les démons se distinguaient par des formes horribles et répugnantes d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme des charbons noirs embrasés. Effrayés, comme pour demander secours, nous avons levé les yeux vers Notre Dame qui nous dit avec bonté et tristesse:
– Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Afin de les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si vous faites ce que je vous dis, beaucoup d’âmes seront sauvées et vous aurez la paix. La guerre va se terminer. Mais, si on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, il en commencera une autre, pire encore. Lorsque vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et de persécutions contre l’Église et le Saint-Père.
Afin de l’empêcher, Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis. Si l’on répond à mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et un certain temps de paix sera accordé au monde. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi.
{Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre Dame en direction de lui ; l’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : « Pénitence ! Pénitence! Pénitence ! » Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : « quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant » un Évêque vêtu de Blanc, « nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père ”. Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ; et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s’approchaient de Dieu.}
Ceci, ne le dites à personne. À François, vous pouvez le dire.
Lorsque vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère: «O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer ; emmenez au Paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin».
Il y eut un instant de silence et je demandai:
– Vous ne me voulez rien de plus?
– Non. Aujourd’hui je ne te demande rien de plus.»

Mémoires de Sœur Lucie I. 14e édition. Fátima: Secretariado dos Pastorinhos, 2010, p. 182-184 (IV Mémoire); la section entre crochets figure dans l’interrogatoire du curé, du 14 juillet 1917, dans Documentação Crítica de Fátima, vol. I. Fátima: Santuário de Fátima, 1992, p 13-15; la section entre clavettes est la fameuse troisième partie du secret de Fatima (Mémoires de Sœur Lucie I, p. 221).

 

Quatrième apparition de Notre Dame

Lieu: Valinhos

Date: 1le 19 août 1917

Personnes présentes : (le 13) : entre 15.000-18.000, bien que certains écrits ne parlent que de 5.000

«– Que voulez-vous de moi ?
– Je veux que vous continuiez d’aller à la Cova da lria le 13, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours. Le dernier mois, je ferai le miracle afin que tous croient. [Si l’on ne t’avait pas pris au Village le Miracle serait plus connu ; Saint Joseph viendrait avec l’Enfant Jésus pour donner la paix au monde et Notre Seigneur viendrait bénir le peuple, Notre-Dame du Rosaire viendrait avec un Ange de chaque côté et Notre-Dame entourée d’un arc de fleurs.]
– Que voulez-vous que l’on fasse de l’argent que les gens laissent à la Cova da Iria ?
– Faites deux brancards. Tu porteras l’un avec Jacinthe et deux autres petites filles habillées de blanc ; l’autre, que François le porte avec trois autres petits garçons. L’argent des brancards est pour la fête de Notre Dame du Rosaire, et ce qui restera sera pour aider à construire une chapelle que l’on fera faire.
– Je voudrais vous demander la guérison de quelques malades.
– Oui, j’en guérirai certains dans l’année.
Et, prenant un air plus triste :
– Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles.»

Mémoires de Sœur Lucie I, p. 184-185 (IV Mémoire) ; la section entre crochets figure dans l’interrogatoire du curé, du 27 août 1917, dans Documentação Crítica de Fátima. I, p. 17.

 

Cinquième apparition de Notre Dame

Lieu: Cova da Iria

Date : le 13 septembre 1917

Personnes présentes : entre 20.000-30.000 

«– Continuez à dire le chapelet à Notre Dame du Rosaire, tous les jours, [afin qu’elle calme la guerre] afin d’obtenir la fin de la guerre, [car la guerre est sur le point de finir].
En octobre, Notre Seigneur viendra ainsi que Notre Dame des Douleurs et du Carmel, Saint Joseph avec l’Enfant Jésus afin de bénir le monde. Dieu est satisfait de vos sacrifices, mais Il ne veut pas que vous dormiez avec la corde. Portez-la seulement pendant le jour.
– On m’a priée de vous demander beaucoup de choses : la guérison de quelques malades, d’un sourd-muet.
– Oui, j’en guérirai certains. Les autres, non. [Car Notre Seigneur ne croit pas en eux]. En octobre, je ferai le miracle pour que tous croient.
[Les gens aimeraient bien avoir ici une petite chapelle.
[D’une] moitié de l’argent qu’on a amassé jusqu’aujourd’hui faites deux brancards et offrez-les à Notre Dame du Rosaire ; l’autre moitié est à l’aide de la petite chapelle.
Je lui ai offert deux lettres et une bouteille d’eau parfumée.
On m’a donné cela, donc si vous les voulez.
Cela ne convient pas pour le Ciel.]»

Mémoires de Sœur Lucie I, p. 186 (IV Mémoire) ; les sections entre crochets figurent dans l’interrogatoire du curé, du 15 de septembre 1917, dans Documentação Crítica de Fátima. I, p. 21-22.

 

Sixième apparition de Notre Dame

Lieu: Cova da Iria

Date : le 13 octobre 1917

Personnes présentes : entre 50.000-70.000 

«– Que voulez-vous de moi ?
– Je veux te dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre Dame du Rosaire. Que l’on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va se terminer et les militaires retourneront bientôt chez eux.
– J’avais beaucoup de choses à vous demander : de guérir quelques malades et de convertir des pécheurs, etc.
– Quelques-uns, oui, d’autres, non. Il faut qu’ils se corrigent, qu’ils demandent pardon pour leurs péchés.
Et prenant un air plus triste :
– Qu’ils n’offensent plus Dieu, Notre Seigneur, qui est déjà trop offensé ! {Si les gens se corrigent, la guerre se terminera et s’ils ne se corrigent pas, le monde va finir.}
Est-ce que vous avez encore quelque chose à me dire ?
Je ne veux plus rien d’autre.]
Ouvrant alors les mains, elle les fit se réfléchir sur le soleil et, pendant qu’elle s’élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil.
[…]
Notre Dame ayant disparu dans l’immensité du firmament, nous avons vu, à côté du soleil, Saint Joseph avec l’Enfant-Jésus et Notre Dame, vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l’Enfant-Jésus semblaient bénir le monde avec des gestes qu’ils faisaient de la main, en forme de croix. Peu après, cette Apparition s’étant évanouie, j’ai vu Notre Seigneur, et Notre Dame qui me donnait l’impression d’être
Notre Dame des Douleurs. Notre Seigneur semblait bénir le monde de la même  manière que Saint Joseph. Cette Apparition disparut et il me sembla voir encore Notre Dame sous l’aspect de Notre Dame du Carmel.»

Mémoires de Sœur Lucie I, p. 187-188 (IV Mémoire). La section entre crochets figure dans l’interrogatoire du curé, du 16 octobre 1917, dans Documentação Crítica de Fátima. I, p. 24 et la section entre clavettes de l’interrogatoire du Père Formigão, dans Documentação Crítica de Fatima, I, p. 142.

 

Septième apparition de Notre Dame

Lieu: Cova da Iria

Date : le 15 juin 1921

Contexte : À la veille du départ de Lucie au Collège de Vilar

Mgr Joseph a rencontré Lucie pour la première fois vers 1920-1921 et l’a interrogée sur les événements. Il lui a proposé de quitter Fatima pour aller à porto, parce qu’elle n’y était pas encore connue. Du journal de Sœur Lucie :

«De nouveau à Fátima, j’ai gardé mon secret inviolable. Mais la joie que j’ai ressentie en disant au revoir à Monsieur l’Évêque, n’a pas duré longtemps. Je me rappelais ma famille, la maison paternelle, Cova da Iria, Cabeço, Valinhos, le puits… et maintenant tout laisser, ainsi, une fois pour toutes ? Pour aller à je ne sais pas où… ? J’ai dit oui à monsieur l’Évêque, mais maintenant je vais lui dire que j’ai regretté et je ne veux plus y aller. »

Elle était dans cette lutte, quand elle est allée à Cova da Iria :

«Ainsi pleine de sollicitude, tu es de nouveau descendue à terre, et c’est alors que j’ai senti ta main amicale et maternelle touchant mon épaule ; j’ai levé les yeux et je t’ai vu, c’était toi, la Mère bénie me tendant la main et m’indiquant le chemin ; tes lèvres se sont entrouvertes et le timbre doux de ta voix a restitué la lumière et la paix à mon âme : « Je suis ici pour la septième fois, va, suis le chemin par où Monsieur l’Évêque veut te conduire, telle est la volonté de Dieu ."
Alors j’ai répété mon « oui », maintenant beaucoup plus conscient que celui du 13 mai 1917 et, pendant qu’à nouveau tu te levais vers le Ciel, dans un coup d’œil, m’a passé par l’esprit toute la série de merveilles que là, au lieu même, où il n’y avait que quatre ans, m’avait été donné de contempler.»

Bulletin Bienheureux François et Jacinthe, Postulation de François et Jacinthe Marto, Fatima, janvier-mars 2006.

 

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Cycle Cordimarial, de 1925 à 1929

Apparition de Notre Dame

Lieu : dans sa chambre, à Pontevedra

Date : le 10 décembre 1925

« La Très Sainte Vierge lui apparut, et à son côté un Enfant porté sur un nuage lumineux. La Très Sainte Vierge, lui posant la main sur l’épaule, lui montra en même temps, un cœur entouré d’épines, qu’elle tenait dans l’autre main. Au même moment, l’Enfant lui dit :
– Prends pitié du cœur de ta Très Sainte Mère, entouré des épines que les hommes ingrats y enfoncent à tout moment, sans qu’aucun acte de réparation ne soit fait pour les en retirer.
Ensuite la Très Sainte Vierge dit:
– Vois, ma fille, mon cœur entouré d’épines que les hommes ingrats y enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, au moins, tâche de me consoler et dis qu’à tous ceux qui pendant cinq mois, le premier samedi se confesseront, recevront la Sainte Communion, réciteront un chapelet, et passeront quinze minutes avec moi en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leurs âmes.»

Lettre de Soeur Lucie, datée du 17 décembre 1927, à partir de Tuy, dans Mémoires de Sœur Lucie I, p. 200.

 

Apparition de l’Enfant Jésus

Lieu : dans le jardin, à Pontevedra

Date : le 15 février 1926

«Le 15-2-1926, en revenant là [pour vider une poubelle en dehors du jardin], comme d’habitude, j’y trouvai un enfant qui me parut être le même [que j’avais déjà rencontré une fois auparavant] et je lui demandai alors :
– As-tu demandé l’Enfant Jésus à la Mère du Ciel ?
L’enfant se tourna vers moi et me dit :
– Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t’a demandé ?
Et, ayant dit cela, il se transforma en un Enfant resplendissant. Reconnaissant alors que c’était Jésus, je dis :
– Mon Jésus ! Vous savez bien ce que m’a dit mon confesseur dans la lettre que je Vous ai lue. Il disait qu’il fallait que se répète cette vision, qu’il y ait des faits pour permettre de croire, et que la Mère Supérieure ne pouvait pas, elle toute seule, répandre la dévotion dont il était question.
– C’est vrai que la Mère Supérieure, toute seule, ne peut pas, mais, avec Ma grâce, elle peut tout. Il suffit que ton confesseur te donne l’autorisation et que ta Supérieure le dise pour que l’on croie, sans même que l’on sache à qui cela a été révélé.
– Mais mon confesseur disait dans sa lettre que cette dévotion ne faisait pas défaut dans le monde, parce qu’il y avait déjà beaucoup d’âmes qui Vous recevaient chaque premier samedi, en l’honneur de Notre Dame et des 15 Mystères du Rosaire.
– C’est vrai, ma fille, que beaucoup d’âmes commencent, mais peu vont jusqu’au bout et celles qui persévèrent, le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les 5 premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel, me plaisent davantage que celles qui en font 15, tièdes et indifférents...
{-Mon Jésus ! Beaucoup d’âmes ont difficulté à se confesser le samedi. Permettez-vous que la confession dans les huit jours soit valable?
Oui, elle peut être faite même au-delà, pourvu que, en me recevant on soit en état de grâce et qu’on ait l’intention de faire réparation au Cœur Immaculé de Marie.
– Mon Jésus ! Et ceux qui oublieront de formuler cette intention ?
– Ils pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’ils auront de se confesser.}»

Lettre de Sœur Lucie à Mgr Pereira Lopes, son confesseur, dans Mémoires de Sœur Lucie I, p. 200-202 ; version complète dans Antonio Maria Martins, Cartas da Irmã Lúcia, Librairie Apostolado da Imprensa, Porto, 1979, p. 86.

 

Apparition de la Très Sainte Trinité et de la Sainte Vierge

Lieu : dans la chapelle, à Tuy

Date : le 13 juin 1929

«La seule lumière était celle de la lampe. Soudain toute la chapelle s’éclaira d’une lumière surnaturelle et sur l’autel apparut une croix de lumière qui s’élevait jusqu’au plafond. Dans une lumière plus claire on voyait sur la partie supérieure de la croix une tête d’homme dont on voyait le corps jusqu’à la ceinture; sur la poitrine une colombe également lumineuse et, cloué sur la croix le corps d’un autre homme. Un peu au-dessous de la ceinture de celui-ci, suspendu en l’air, on voyait un calice et une grande hostie sur laquelle tombaient quelques gouttes de sang, qui perlaient sur les joues du crucifié et sortaient d’une blessure de la poitrine. Coulant sur l’Hostie, ces gouttes tombaient dans le Calice. Sous le bras droit de la croix se trouvait Notre Dame (« c’était Notre Dame de Fatima avec son Cœur Immaculé dans la main gauche, sans épée ni roses, mais avec une couronne d’épines et des flammes ») avec son Cœur Immaculé dans la main… Sous le bras gauche, de grandes lettres, comme d’une eau cristalline qui aurait coulé au-dessus de l’Autel, formaient ces mots «Grâce et Miséricorde».
J’ai compris qu’il m’était montré le Mystère de la Très Sainte Trinité, et j’ai reçu des lumières sur ce Mystère qu’il ne m’est pas permis de révéler. Ensuite Notre Dame me dit:
– Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les Evêques du Monde, la Consécration de la Russie à Mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. Les âmes que la Justice de Dieu condamne pour les péchés commis contre moi, sont si nombreuses, que je viens demander une réparation : sacrifie-toi à cette intention et prie.
J'ai rendu compte de cela à mon confesseur qui me demanda d'écrire ce que Notre Dame voulait que l'on fasse.
Plus tard, au moyen d'une communication intime, Notre Dame me dit en se plaignant :
– On n'a pas voulu écouter ma demande !... Comme le roi de France, on s'en repentira et on le fera, mais ce sera trop tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres, des persécutions contre l'Église : le Saint-Père aura beaucoup à souffrir.»

Description de Sœur Lucie au Père José Bernardo Gonçalves, son confesseur, dans Mémoires de Sœur Lucie I, p. 203-204 ; cf. A. M. Martins, Cartas da Irmã Lúcia, p. 77-78.